Numéros utiles soutien psychologique et urgence sociale

A l’échelle nationale :

  • Plateforme téléphonique d’information sur le coronavirus → 0800 13 00 00 (numéro vert, 24/24, 7/7), propose également du soutien psychologique.
  • Service d’écoute et de livraison de la croix rouge française → 09 70 28 30 00 (8h-20h, 7/7), denrées alimentaires, produits d’hygiène, médicaments pour les personnes isolées et vulnérables.

A l’échelle locale :

  • Cellule d’urgence sociale de la ville de Saint-Denis → 01 55 93 63 77 (du lundi au vendredi, de 9h à 16h30) afin de répondre aux demandes d’aides financières, d’hébergement… des Dionysien.ne.s.
  • Plateforme Jeunesse 06 62 37 14 17 ou 06 07 73 05 54,
  • Centres medico-psychologiques : Secteur 2 (Saint-Ouen, l’Ile-Saint-Denie, Saint-Denis sud ) → 01 40 10 89 40  (de 9h à 17h) , Secteur 1 (Saint-Denis nord)  → 01 48 23 68 10 (de 9h à 18h).

LE MONDE SE MEURT-IL ?

Article écrit par Wendy Vandi Terri (4eD) avec la collaboration de Mme Richaud et de Mme Wahl

LE MONDE SE MEURT-IL ?

« Être confiné pour nous les enfants je trouve ça impossible moi ; je suis pas habitué à rester enfermer comme ça, c’est insupportable. »

« J’aimerais reprendre les cours car utiliser son téléphone pour travailler c’est un peu fatigant car je suis toujours obligé de charger mon téléphone après. »

« Macron je ne l’aime pas, il m’énerve donc ça m’énerve de ne pas sortir parce que on parie, lui il sort bien pendant que nous on est comme des prisonniers. »

En décembre 2019 une épidémie qui semblait peu préoccupante est vite devenue une terreur mondiale, nous obligeant à nous confiner chez nous.

À ce jour elle a fait plus de 50 000 décès et ce nombre reste éphémère. Celle-ci n’est pas forcément la plus dangereuse que l’humanité ait connue mais elle est l’épidémie qui s’est propagée le plus rapidement dans le monde et aucun vaccin n’est encore connu.

En France, après une campagne sanitaire de recommandation des «gestes barrières », « hygiéniques » et de «distanciation sociale », la décision d’un confinement au niveau national a été annoncée au soir du 16 mars 2020 par le Président Macron, lors d’une conférence à la nation. Il a indiqué à plusieurs reprises que la France est en « guerre sanitaire » contre le Covid-19, alors que le pays, au « stade3 » des mesures sanitaires gouvernementales, était en pleine pandémie.

Que se passe-t-il pour les élèves et leurs enseignants ?

Tous les établissements scolaires ont donc été fermés. Les élèves continuent leurs apprentissages grâce aux sites internet mis en place par les établissements scolaires et par les cours envoyés par les enseignants.

Afin de connaître le ressenti des élèves et des enseignants dans cette situation singulière, un sondage a été réalisé, il concernait quatre classes, soit quatre-vingt-cinq élèves. Mais le questionnaire n’a pu être envoyé qu’à quatre-vingt-trois élèves, puisque deux élèves n’avaient pas renseigné d’adresse électronique. Cinquante-sept élèves ont finalement répondu au questionnaire, soit 68% de la population interrogée.

On peut faire trois hypothèses pour expliquer l’absence de réponse de 32% de la population. La première hypothèse est que certains élèves ne reçoivent pas les mails car ils ont fourni une adresse erronée. La deuxième est que l’adresse fournie n’est en fait jamais consultée. Enfin la dernière est que ces élèves, à la date du 29 mars, avaient cessé de consulter leur boîte mails car ils avaient cessé de participer au travail à distance – parce qu’ils étaient malades, découragés, ou pour une autre raison.

Que ressentent élèves et enseignants durant ce confinement ?

Parmi les élèves interrogés, à la question ouverte « Que pensez-vous du confinement ? », la majorité des élèves évoquent dans leurs réponses la pénibilité de la situation (51%), même si 29% répondent spontanément qu’ils sont compréhensifs ou qu’ils approuvent le confinement. 9% des élèves mettent principalement en avant leur souffrance liée à l’impossibilité de sortir, à l’opposé trois élèves se disent satisfaits de la situation (« Tout se passe très bien, on fait beaucoup d’activités manuelles et sportives », écrit un élève). En réponse à la même question, la moitié des professeurs insiste aussi en premier lieu sur la nécessité du confinement, alors que l’autre moitié met en avant les dommages collatéraux, sanitaires et sociaux, de la situation.

Les occupations et l’état d’esprit durant le confinement

Concernant les occupations des élèves pendant le confinement, 14% des élèves qui ont répondu font état d’activités avec leur téléphone, 14% citent les jeux vidéos, 9% les jeux de société ou des jeux partagés avec leur fratrie, 16% disent faire du sport, et 30% disent regarder la télévision ou des vidéos. Quatre élèves (7%) mentionnent la lecture. 40% déclarent se livrer à de nouvelles activités, et parmi celles-ci, trois élèves indiquent la cuisine. Mais certaines activités nouvellement découvertes sont plus innovantes, comme jouer au ping-pong avec la voisine depuis la fenêtre. La cuisine, le sport et la lecture sont aussi mentionnées dans presque toutes les réponses des professeurs. Les nouvelles activités de ces derniers sont peut-être plus diversifiées : le yoga, le piano, et certains redécouvrent la cuisine ou le sport.

60% des élèves constatent qu’ils dorment mieux et 12% qu’ils dorment moins bien (rien n’a changé pour 25%). 30% jugent qu’ils s’alimentent mieux et 18% qu’ils s’alimentent moins bien (rien n’a changé pour 47%).

Ce qui manque le plus aux élèves est de sortir (« prendre l’air », écrivent-ils souvent) : 32% des répondants expriment ce manque. 27% mettent en évidence qu’ils souffrent avant tout de ne plus voir leurs amis, et 12% mentionnent le travail à l’école (« le collège », « je préfère travailler en présence de mes profs »…), quand leurs professeurs mettent tout d’abord en avant le manque de relations sociales.

7% des élèves répondants déclarent avoir complètement abandonné le travail scolaire, 41% disent travailler entre deux et quatre heures par jour, 38% travaillent moins de deux heures par jour, et 14% (soit huit élèves) consacrent plus de quatre heures aux devoirs.

Sept professeurs répondants sur les huit disent communiquer par mails avec leurs élèves. Quatre se servent également de l’ENT, et deux de Pronote. Concernant le matériel dont les élèves disposent pour travailler à distance, quatre élèves déclarent n’avoir qu’un téléphone (7%). 69% disposent d’un ordinateur, 36% ont une tablette, et 70% ont un téléphone. Ils sont 62% à avoir accès au moins à deux outils numériques. Mais 49% des élèves qui ont répondu disent devoir partager avec d’autres membres de la famille le matériel dont ils disposent pour travailler.

47% des élèves qui ont répondu attribuent leurs difficultés devant le travail scolaire à des problèmes de compréhension. 43% jugent qu’ils ont du mal à « s’y mettre ». 29% disent que le principal problème est lié à leur connexion internet, et 7% déclarent que c’est le manque de matériel adapté qui rend difficile le travail. Les problèmes de connexion et de matériel expliquent peut-être la forte proportion de non participation au sondage (32% des élèves qui ont reçu le sondage n’y ont pas répondu).

Si les professeurs interrogés sont nombreux (sept sur huit) à penser que les élèves ont du mal à se mettre au travail seuls, ils sont unanimes à juger que la première difficulté rencontrée par leurs élèves est imputable à un manque de matériel. Trois estiment que des difficultés de connexion peuvent expliquer les difficultés des élèves à travailler à distance, et quatre, soit seulement la moitié, pensent que des difficultés de compréhension peuvent empêcher les élèves de travailler correctement (c’est pourtant la première raison que donnent les élèves qui ont répondu).

Les difficultés des professeurs sont, elles, liées d’abord à la communication avec les élèves (sept mentionnent que cela pose des problèmes), ce qui est corroboré par le fait qu’un tiers des élèves n’a pas pu participer au sondage. Cinq professeurs constatent qu’il leur est difficile d’assurer le suivi des élèves, trois que l’accès aux plate-formes numériques de partage est compliqué, et enfin trois soulignent un problème de maniabilité des outils numériques. Selon eux, entre 10% et 50% des élèves font le travail qui est proposé. Trois professeurs évaluent la participation des élèves à 10%, en se fiant aux devoirs qui leur sont renvoyés par les élèves. Deux l’évaluent autour de 20 ou 25%, mais il semble que plus les élèves sont jeunes, plus le taux de participation est important (mais il ne dépasserait pas 50%).

Les résultats de ce sondage nous permettent de nous poser quelques questions : Comment pourrons-nous tous ensemble rattraper le retard pris dans les apprentissages scolaires ? Comment pourrons-nous aider les élèves fragilisés mentalement ? Et surtout, comment pourrons-nous nous anticiper de nouvelles pandémies qui risquent de nouveau de se présenter à nous ? Il est maintenant urgent que nous apprenions à vivre mieux ensemble, à nous respecter et à respecter notre environnement.

Le 3 avril 2020.

Nos médiateurs rencontrent le Ministre de la ville

Toutes nos félicitations à Sainte Croix Eloa (5ème A) et Frerebaut Noan (5ème D) qui ont brillamment présenté leur rôle d’élève médiateur au sein du collège, au ministre de la ville et du Logement Julien Denormandie.

Un grand merci à notre médiatrice Jessie Panguie pour son action bienveillante et efficace auprès de nos élèves.

 

 

AS HANDBALL : DEUX NOUVEAUX JEUNES OFFICIELS DIPLÔMÉS

 

Félicitation à Elliot et à Idriss pour leur certification de jeune arbitre départemental.

Ces 2 jeunes élèves de 6ème ont brillamment réussi leur 2 épreuves (théorique et pratique) à la suite de la formation « Jeunes Officiels » qui s’est déroulé à Aubervilliers le mercredi 13 mars.

Nous étions 5 ce mercredi matin au collège Jean Moulin : Lilya, Fares, Elliot, Idriss  et moi-même. Les 4 élèves concernés se sont montrés très sérieux et impliqués lors de la formation et ont démontré qu’ils étaient, presque tous, capables d’arbitrer des rencontres UNSS au niveau départemental.

Pour cela, ils ont du suivre une formation comprenant des rappels théoriques et une formation pratique sur le terrain le matin. À la suite de cela, ils ont passé un QCM de 30 questions relatives aux règles d’arbitrage du handball scolaire.

Après un repas froid bien mérité le midi, tous les élèves sélectionnés venu des 4 coins du département ont été placés dans 6 équipes pour organiser un grand tournoi dans lequel chaque rencontre était arbitrée par des élèves en formation. Ce tournoi avait pour but de valider ou non les connaissances pratiques en conditions réelles de match.

Elliot et Idriss ont réussi ces deux tests et ainsi,ont validé leur premier diplôme de jeune arbitre.

Nous pouvons féliciter ces 4 élèves pour leur engagement et leur sérieux lors de cette journée. Ils ont représenté le collège Michelet de la meilleure des manière avec une attitude irréprochable et 2 certifications « Jeunes Officiels » à la clé.

PS : Une petite pensée également pour notre arbitre Nadir, qui a été sollicité par l’association sportive handball du collège Triolet pour arbitrer 2 matchs de niveau académique le 20 mars dernier à Serris (seine et marne). Comme nos 4 benjamins, il a lui aussi passé la formation « jeunes officiels » l’an dernier, accompagné de Mehdi, et Jamel Din. Ils avaient obtenu la certification départementale et académique (dernier niveau avant le diplôme national) pour Nadir. Nous pouvons le remercier et le féliciter pour avoir représenté notre collège lors d’une rencontre de très bon niveau, dans laquelle il a su se montrer impartiale et très concentré sur le terrain.

Mr GONZALEZ, association sportive handball